Pascal Deguilhem
   




Comment comprendre les réformes de notre gouvernement, si nous nous rendons esclave de l’urgence.
Aujourd’hui tout va très vite, nous courrons perpétuellement vers des directions qui s’éloignent progressivement de nos intérêts. Nous cherchons à défendre des acquis sans réellement avoir réfléchi à nos besoins. Ce qui était bon il y a soixante ans est peut-être désuet maintenant.
Nous pensons que la contestation est un droit, mais avons-nous réellement pris le temps d’écouter, de réfléchir aux conséquences avant de brandir le drapeau de la révolte ?
A chaque fois une marche supplémentaire est franchie dans l'altération des principes républicains. Et pourtant cette surenchère tapageuse produit en réalité le contraire des buts recherchés.
Nous sommes tellement pris dans le feu de l’action que nous ne prenons pas le temps de nous demander quelles sont réellement nos priorités, nos besoins.
« Les choses importantes sont rarement à accomplir le jour même ou dans la semaine… » Charles E. HUMMEL, La Tyrannie de l’urgence.
Restons attentifs aux mesures proposées par le gouvernement, pesons le pour et le contre et surtout projetons nous. Définissons la France de demain, celle que nous souhaitons. Une France accueillante aux jeunes, protectrice pour les seniors et une France forte économiquement.
Pour cela, je crois en les réformes structurelles dont les résultats se feront ressentir très bientôt. Toutefois, je ne suis pas pour celles qui se prennent à la va vite, en mesures d’urgence, et qui affaiblissent le pouvoir d’achat des français ou accroissent la pauvreté dans notre pays et donne l’impression que l’Etat est tout puissant, reléguant la démocratie en seconde place.