Pascal Deguilhem
   




On ne comprend que trop les motivations du ministre conservateur de la Justice espagnole de soutenir et présenter un texte remettant en cause le droit à l’avortement sous prétexte « de renforcer le droit à la vie et les droits des mineurs ». Comment pouvons-nous envisager un tel recul dans nos sociétés modernes ? Restreindre les libertés, tel est le credo  des gouvernements conservateurs.
 
Quand dans les couloirs de l’Assemblée Nationale j’entends l’opposition se féliciter d’avoir déposé un amendement  (20 députés UMP) pour le déremboursement de l’Interruption Volontaire de Grossesse – IVG, je suis indigné et préoccupé par cette pensée rétrograde. Parce que l’IVG est un droit essentiel acquis en France par la loi de 1975, et pour des raisons obscures de conservatisme, on bafouerait les droits acquis. Non ! L’égalité entre les femmes et les hommes commence par le respect des libertés.
 
Nous avons le droit de choisir ce que nous souhaitons faire de notre corps et cela à tous les âges de la vie.  C’est pourquoi je réaffirme mon soutien au Président de la République pour son projet de texte qui, dans un cadre strictement définit, permettrait aux personnes atteintes d’une maladie incurable aux souffrances intolérables de demander une assistante médicalisée pour terminer leurs vies dans la dignité. C’est notre ultime liberté. 
Mais au nom de la liberté et en particulier de la liberté d’expression, on ne peut cependant autoriser, ni les débordements, ni les propos décomplexés de « fachos » chauffés à blancs comme ce fut le cas dimanche 26 janvier.
Quand dans le cortège des manifestants intégristes de tous bords fleurissaient des banderoles « mort à la République », je dis vive la République et ses principes inaliénables !