Pascal Deguilhem
   

Voici le discours que j'ai prononcé le 28 juin au cours du pique-nique républicain.




Je remercie tous ceux qui ont pu être présent ce jour-là.
Un merci tout particulier à la Mairie de Saint Astier qui nous a chaleureusement accueilli ainsi qu'à tous les bénévoles qui ont contribué à la réussite de cette soirée.
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Mes chers amis,
 
Je suis tout d’abord très heureux de vous voir ici malgré une météo incertaine.
Je tiens à vous saluer cordialement, toutes et tous, citoyens, élus, militants, qui êtes venus vous joindre à nous pour ce moment que je souhaite convivial.
Sans être solennel, le moment est important.
Un an après les élections présidentielle et législative, qu’en est-il de l’exercice du pouvoir que le Français ont confié à notre majorité.
Cet exercice, chacun le sait, est toujours difficile ; il l’est particulièrement aujourd’hui alors que notre arrivée aux responsabilités du Pays coïncide avec 2 crises majeures qui touchent la France.
La crise sociale et économique de l’Europe tout d’abord, d’une ampleur sans précédent, et qui s’est accrue du fait des politiques d’austérité menés dans la plupart des grands pays européens.
Une crise nationale qui dure depuis 4 décennies avec son cortège de chômage de masse, de désindustrialisation, de déficits, la décomposition du corps social…
Au lendemain de la victoire des forces du progrès, les attentes des Français étaient immédiates, aussi grandes que les espoirs suscités après 10 ans durant lesquels notre société a été malmenée.
Cette victoire était non seulement celle des Français qui ont montré leur volonté de rompre avec une forme de gouvernement qu’ils n’acceptaient plus, mais aussi une victoire des territoires. Ces territoires ruraux, comme ici, en Dordogne, qui ont, dans le meilleur des cas, été ignorés, dans le pire, abandonnés ou maltraités.
Aujourd’hui, les peurs n’ont pas disparu, les doutes sont là, bien sûr, eux aussi. La hausse du chômage, le spectre du déclassement, la croissance au ralenti, la peur de s’enliser durablement dans la récession, les motifs d’inquiétude des Français ne manquent pas.
Pourtant, à travers ce brouillard, notre majorité a su mettre en place les réformes de fond auxquelles aucun gouvernement n’avait voulu s’attaquer. Les grands systèmes structurants de la République sont peu à peu réparés.
Les discours extrémistes, trop entendus ces derniers temps, n’ont fait que profiter des inquiétudes des Français pour désigner des boucs émissaires à leurs maux. Pire, ils continuent de diviser notre société au moment où elle a le plus besoin d’être solidaire.
François Hollande s’est attaqué à ces questions de fond en réformant le pays à fond. Pour la première fois sous la Vème République, un président a été élu non pas sur la promesse de lendemains qui chantent, mais sur l’exigence d’une politique de redressement national qui s’attaque enfin et à fond aux problèmes structurels que rencontrent le pays. C’est long, c’est difficile, cela ne produit pas immédiatement des résultats, mais c’est l’assurance de sortir durablement de cette crise.
Ne pas réagir sur une actualité ou sur un sondage et prendre le temps de s’attaquer aux vrais problèmes, voilà le courage politique !
Recréer le dialogue, voilà le courage politique !
Pour nous et pour les générations futures, voilà le courage politique !
 

Ce qui a été engagé avait été promis, si cela s’inscrit dans la durée d’une législature, j’ai bien conscience des difficultés de trop de nos concitoyens. Je les rencontre à ma permanence, je les croise sur les marchés ici, à Saint-Astier, à Périgueux, à Mussidan, dans nos communes, je partage les mêmes bancs lors des rencontres sportives.
On nous dit : c’est trop long, vous endormez les Français, vous ne faites rien ! C’est le contraire : on négocie, on décide, on rassemble !
J’entends la déception, l’impatience, le renoncement parfois. A tous je veux dire que le bout du tunnel approche, les indicateurs montrent les premiers signes d’encouragements. Le chômage se stabilise enfin. Tous les efforts sont tournés vers le travail, le combat pour l’emploi de tous est la mère de toutes les batailles, c’est en allant de l’avant que nous le gagnerons.
Pacte de compétitivité, sécurisation de l’emploi, emplois d’avenir, réforme de la formation professionnelle, contrats de générations, création de la banque publique d’investissement pour venir en aide aux PME, tout est là pour que la reprise gagne !
 
La gestion saine des finances publiques a permis de nous défaire de la tutelle des marchés financiers, de revenir à une économie productive plutôt que spéculative. Non la gauche n’est pas dépensière, bien au contraire, elle a prouvé que la réduction des dépenses de l’État, dans la justice fiscale, était possible.
Nous assumons nos réformes. Elles sont nécessaires. Personne n’a capitulé devant le Medef. Compétitivité ne veut pas dire abandon social. Cela veut dire retour durable à l’emploi, c’est là la première liberté du citoyen.
En cela, comme en d’autres domaines, oui, nous faisons une politique de gauche. C’est la volonté de justice sociale qui nous anime.
Nous voulions plus de parité, avec la réforme des scrutins municipaux et départementaux, nous l’avons fait.
Désormais les assemblées départementales seront entièrement paritaires dès mars 2015.
De même pour les conseils municipaux dès mars 2014, les communes de plus de 1000 habitants voteront par scrutin de liste et non plus par panachage. En Dordogne cela concerne près de 84 communes, dont 18 rien que sur cette circonscription.
L’immense chantier de la refondation de l’école s’attaque aux racines du décrochage de notre système éducatif en combinant des moyens nouveaux et la réorganisation progressive de ses cycles et de ses savoirs.
La volonté de transition écologique n’est pas réduite à la portion congrue avec le programme de développement des énergies renouvelables, l’isolation des bâtiments et à la rentrée la fiscalité écologique qui va transférer un part des prélèvements du travail sur la pollution.
Cette politique de gauche c’est aussi la relance du logement social et de la construction, le nettoyage des normes, un plan massif d’investissements vers le numérique et la haute technologie pour que la France s’inscrive, enfin ! Dans son siècle.
Nous construisons peu à peu une société plus juste, plus équitable et qui prend enfin en compte les évolutions de notre temps.
 
Aujourd’hui, la réorientation de l’Europe est en voie de réalisation, la zone euro sort de la crise financière, la Banque Centrale Européenne vient en aide aux États en difficulté, la politique d’austérité généralisée a été enterrée par un plan de relance de la croissance et un programme d’emploi envers les jeunes.
Alors oui, le chantier était immense, oui les difficultés persistent, mais oui, j’ai confiance dans toutes ces réformes de fond, oui j’y apporte tout mon soutien, oui je crois que l’avenir nous donnera raison !
 
Pour conclure, je citerai Nelson Mandela :
 
« On ne devrait pas juger une nation sur la façon dont elle traite ses citoyens les plus riches mais sur son attitude vis-à-vis de ses citoyens les plus pauvres »