Pascal Deguilhem
   

Une gauche moderne




Le sérieux budgétaire n’est pas le pendant d’une politique d’austérité. Non, le sérieux budgétaire signifie résister, réformer, dire la vérité et cela en consolidant le principe de justice sociale qui nous est cher. La finalité des réformes du gouvernement est de renforcer notre modèle social non de le détruire. Ce débat ne devrait pas scinder nos troupes mais bien nous opposer à la droite, dont le projet de 130 milliards d’économies conduit à la paupérisation des services publics et des prestations sociales. Le gouvernement a refusé une politique d’austérité mais a consenti à un effort budgétaire soutenable pour les français. C’est pourquoi il n’y aura pas de remise en cause des 35h, de suppression du CDI ni de réduction du SMIC. En revanche, il y ira au bout de ses réformes, celles pour lutter contre le chômage ou encore celles pour faciliter l’accès à un logement décent. La réforme territoriale devrait être achevée à la fin de l’année avec la nouvelle carte des 13 régions. Les départements devront êtres supprimés dans les métropoles et maintenus dans les zones rurales. Je serai attentif et défendrai notre territoire ; j’en profite pour féliciter Claude BERIT-DEBAT et Bernard CAZEAU pour leur réélection en tant que sénateurs, également deux fervents défenseurs de nos territoires ruraux. En outre, je crois aux réformes qui soutiennent les entreprises comme le Pacte de responsabilité et le CICE. Je précise que l’aide apportée aux entreprises n’a pas vocation à augmenter les dividendes du patronat mais belle est bien à dynamiser l’économie en débloquant des emplois. La loi sur la transition énergétique sera d’ailleurs un formidable relais de croissance pour des emplois durables et non délocalisables.
« Une gauche moderne qui a le courage de gouverner et de réformer, soyons en fiers ! »