Pascal Deguilhem
   

Un budget de combat contre la crise




Un budget de combat contre la crise
Un budget de combat contre la crise : Les 10 leviers du redressement.
 
1° C’est un budget de gauche qui s’attaque à toutes les causes de la crise économique et sociale.

2° C’est un budget pour l’emploi et le pouvoir d’achat.
Il se concentre sur les grandes politiques publiques aujourd’hui en panne :
  • L’emploi : création de 340 000 emplois aidés et de 100 000 contrats d’avenir.
  • Le logement : programmation de 150 000 logements sociaux.
  • L’Éducation : mise en œuvre des engagements sur les créations de postes et l’augmentation des moyens affectés à la réussite de tous les élèves.
 
3° C’est un budget de courage.
Jamais sous la Vème République, un gouvernement n’avait consenti un tel effort de désendettement : 30 milliards d’euros qui permettront de revenir à 3% de déficit public en un an et de recouvrer notre souveraineté financière.


4° C’est un budget de justice.
La réforme fiscale protège le pouvoir d’achat des classes populaires et des classes moyennes. Elle répartit l’effort à mesure des moyens de chacun.
  • L’effort sera prioritairement demandé aux ménages  les plus favorisés qui ont bénéficié de la prolifération des niches fiscales sur les revenus et sur le patrimoine instituée par la droite depuis 10 ans.
  • Le matraquage fiscal, c’est la droite qui l’a organisé en imposant plus de 40 taxes et prélèvements sur les Français pour payer la défiscalisation des plus fortunés. Un ménage qui gagne 3 000 euros était deux fois plus imposé sous Sarkozy qu’un ménage qui en gagne 3 millions. Cette inégalité est corrigée.
 
5° C’est un budget de justice qui s’appuie sur le patriotisme.
En demandant aux plus fortunés de consentir un effort particulier au redressement du pays au travers de la taxation exceptionnelle à 75% pour les revenus au-delà de 1 million d’euros par an.


6° C’est un budget de compétitivité qui rééquilibre complètement la fiscalité des entreprises en épaulant davantage les PME que les multinationales. Les couteux dispositifs d’optimisation fiscale qui permettaient aux grandes entreprises de payer 10 points d’impôt en moins que les PME seront réduits (déductibilité des intérêts,…). Les PME paieront moins d’impôts en 2013 dès lors qu’elles choisissent d’affecter leurs bénéfice à l’investissement, la recherche et l’innovation.


7° C’est un budget qui rend à l’économie productive son primat sur la financiarisation. En renforçant la fiscalité sur les dividendes pour alléger celle sur l’investissement.


8° C’est un budget qui revalorise le travail.
En alignant enfin la fiscalité des revenus du capital sur ceux de l’emploi : 1 euro gagné par son travail était taxé 15% de plus qu’un euro placé en capital.
  • Cette inégalité disparaît sans toucher à l’exonération fiscale de l’épargne populaire (livret A, assurance-vie…) qui contribue à financer le logement et les entreprises.
 
9° C’est un budget économe qui fait le ménage dans les dépenses improductives de l’État sans prendre ses agents comme bouc-émissaires. Les effectifs de la fonction publique sont stabilisés et la tronçonneuse de la RGPP est remplacée par du sur mesure :
  • Suppression de toutes les structures administratives devenues inutiles ou obsolètes (ambassades thématiques ; agences ou autorités indépendantes sans mission claire…)
  • Annulation ou gel de projets coûteux et sans urgence.
 
10° C’est un budget de reconstruction de l’État.
Après 10 années de gaspillage et de paupérisation par la droite : doublement de la dette et des déficits ; dilapidation de l’argent public dans des politiques de défiscalisation sans effet sur l’emploi et la compétitivité de notre économie… C’est cet héritage de la droite que nous apurons.