Pascal Deguilhem
   

Soutien aux revenus des travailleurs modestes par la prime d’activité




Soutien aux revenus des travailleurs modestes par la prime d’activité
Trois mois après sa mise en place, la prime d’activité est un succès.

Créée par la loi relative au dialogue social et à l’emploi du 17 août 2015, la prime d’activité manifeste la volonté du Gouvernement de soutenir les travailleurs aux ressources modestes mais qui ne bénéficiaient ni des revalorisations de prestations sociales dans le cadre du plan contre la pauvreté, ni des baisses d’impôt sur le revenu.

Elle permet de garantir que les actifs qui travaillent mais ne payent pas l’impôt sur le revenu soient soutenus. Elle est versée à toute personne qui perçoit des revenus d’activité – par exemple, pour un célibataire, dans la limite de 1,3 SMIC.

Depuis le début de l’année, plus de 2,3 millions de foyers, représentant plus de 3,8 millions de personnes, ont bénéficié du dispositif. La prévision initiale de 2 millions de ménages est d’ores et déjà dépassée. Plus de la moitié de ses bénéficiaires ne percevaient pas le RSA activité.

La prime d’activité constitue un droit nouveau pour les jeunes, qui sont nombreux à la recevoir : près d’un adulte bénéficiaire sur cinq, soit près de 400 000 personnes, a moins de 25 ans.
La prime d’activité représente un gain significatif : en moyenne, le montant de prime versé est de 164 euros par mois.

Ce succès résulte de la mobilisation des caisses d’allocations familiales et de la mutualité sociale agricole afin de garantir qu’un maximum de personnes susceptibles de bénéficier de la prime dépose une demande. Il résulte également de la mise à disposition d’outils numériques : un simulateur ouvert dès décembre 2015, qui a enregistré plus de 12 millions de simulations, ainsi qu’une procédure de demande qui peut être entièrement réalisée en ligne.

La prime d’activité est un nouveau dispositif qui fonctionne incontestablement pour maintenir le lien social.