Pascal Deguilhem
   

Question au gouvernement : Education Nationale




Ce mercredi 25 mai, j'ai posé une question à Luc Chatel, Ministre de l'Education Nationale, sur l'avenir de l'école et du monde enseignant, en voici l'intégralité:

Monsieur le Ministre, une nouvelle question sur l'École, une énième question direz-vous, non pas tant que nous attendons une réponse différente de votre part mais parce que notre ambition pour notre système éducatif (et elle est je crois partagée bien au-delà des bancs de la gauche), ne peut se satisfaire du traitement que vous lui infligez .Elle n'a rien à voir avec une posture.

Si nous voulons une école de la réussite pour tous, votre premier devoir est de redonner confiance aux élèves, aux familles, aux équipes pédagogiques et je dirai même à votre administration.

Vos calculs adossés a une déclinaison rigoureuse de la RGPP, placent aujourd'hui notre école face à des difficultés majeures que vous ne pouvez continuer à refuser de voir.

Monsieur le Ministre nous savons tout autant que vous dans quel monde nous vivons. Mais nous réaffirmons que ce sont de mauvais calculs de votre part car l'échec d'une politique éducative se paie très cher a postériori. Il ne faut pas sacrifier un investissement d'avenir.

On ne peut plus continuer comme cela, l'Association des Maires de France vous l'a rappelé fermement pour ce qui concerne les fermetures massives de postes.

Je souhaiterais vous interroger plus particulièrement sur la formation et le recrutement des enseignants. Sauf à considérer, comme vous l'avez fait ces derniers jours, que c'est par Pôle emploi que doit s'opérer le recrutement d'enseignants, forcément précaires et non formés, ce qui est un aveu d'échec de votre politique de suppression de postes, allez-vous revenir sur le recrutement et la formation des enseignants ?
La mission parlementaire à laquelle je participe sur ce sujet, a auditionné l'ensemble des acteurs concernés. L'échec global de votre réforme est reconnu par tous. Ne revenez pas sur la mastérisation, ce n'est pas de la mastérisation qu'il s'agit, c'est des conditions déplorables faites en particulier aux enseignants stagiaires et dont la situation ne devrait pas être meilleure à la rentrée, quoique vous en disiez.

Mieux former les enseignants et en nombre suffisant voilà notre ambition Monsieur le Ministre.