Pascal Deguilhem
   

Plan de lutte du Gouvernement contre la pauvreté




Plan de lutte du Gouvernement contre la pauvreté
Aujourd’hui la pauvreté touche près de 9 millions de français.

Ce fléau qui avait particulièrement reculé entre 1997 et 2002, pour passer de 14,2% à 12,9%, ne cesse de croitre depuis une dizaine d’années.
En 2010, le taux de pauvreté était de 14,1%.

La pauvreté et la précarité ont de multiples corollaires :
  • En 2012, encore 3,6 millions de personnes sont mal logées ou sans abris, selon la Fondation l’Abbé Pierre
  • La dégradation des conditions d’accès aux soins
  • L’exclusion bancaire,5 à 6 millions de personnes en 2011, selon la Croix Rouge Française
 
La conférence contre la pauvreté menée par le Premier ministre, le mardi 11 décembre, annonçait le plan de lutte contre la pauvreté.

Ce plan d’action résulte d’un travail de concertation entre les pouvoirs publics et la société civile. Les groupes thématiques d’étude étaient constitués de représentants de l’État, des collectivités, des associations, des partenaires sociaux, des élus et des personnes en situation de pauvreté.

Les résultantes de ces travaux ont affirmé la nécessité de mesures d’urgence, que le Gouvernement a d’ores et déjà axé sur le pouvoir d’achat, le logement, l’hébergement d’urgence, et l’accès aux soins des personnes en situation de précarité.

Par conséquent, 2 à 2,5 milliards d’euros seront débloqués, sur 5 ans, pour la lutte contre la pauvreté.
  • L’allocation RSA sera augmentée de 10% d’ici 2017, avec une première revalorisation de 2% dès septembre 2013. Il sera également lancé « des campagnes de promotion des droits sociaux », pour que les personnes non informées puissent en bénéficier.
  • Le Gouvernement affirme son objectif de construction de 150 000 logements sociaux par an. De plus 8 000 places d’hébergement pour les Sans Domicile Fixe et les demandeurs d’asile.
  • De plus, la Couverture Maladie  Universelle Complémentaire, CMU-C, sera relevé de 7% . Cela permettra à 500 000 personnes d’en bénéficier et la franchise fiscale de 30 euros sera supprimée.
Les réformes fiscales entreprises par le Gouvernement, ont pour essence même de préserver les ménages modestes et de renforcer la solidarité envers les plus démunis comme envers ceux qui travaillent mais peinent à s’en sortir.
La France ne pourra regagner en performance économique sans renforcer la solidarité.