Pascal Deguilhem
   

Plan de lutte contre l’homophobie




Plan de lutte contre l’homophobie

Le gouvernement veut placer la France en tête de ce combat. La ministre des Droits des femmes, Najat VALLAUD-BELKACEM, en charge d’une mission de lutte contre les discriminations en raison de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre, a présenté en conseil des ministres un plan d’ampleur pour lutter contre l’homophobie. Ce plan est le résultat d’une large consultation menée par la ministre avec les associations, les partenaires sociaux, les élus dans un cadre interministériel.
Il se décline en cinq axes :
  • Lutter contre les violences. Ces dernières feront l’objet « d’un travail de recueil et d’analyse, et d’une publication annuelle ». Il sera également mis en place des « sessions de formation pluridisciplinaire à la lutte contre les violences qui frappent les personnes LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuels et Transgenres) seront organisées par l’École nationale de la magistrature, à l’attention des policiers, gendarmes et magistrats ».
  • Faire évoluer les mentalités en s’appuyant sur la jeunesse. Les questions LGBT seront « davantage abordées dans les programmes scolaires. Les personnels intégreront ces questions dans leurs enseignements, en relation avec les thématiques abordées en cours, et avec des approches différenciées, du primaire au lycée ».Le ministre de l’Éducation nationale, Vincent PEILLON, a également lancé une mission relative à la lutte contre l’homophobie, qui portera sur la prévention du suicide des jeunes LGBT.
  • Agir contre les discriminations professionnelles, afin de mettre un terme à certaines dérives.
  • Relancer le combat international pour les droits de personnes LGBT
  • Dépénaliser universellement l’homosexualité. Ainsi la France participera à la « définition de lignes directrices de l’Union européenne » en matière de lutte contre ces violences et ces discriminations anti-gays. De plus les ambassades françaises soutiendront l’action des ONG qui soutiennent les personnes LGBT.
 
À travers ce programme, l’État s’engage pour la première fois dans une politique coordonnée contre l’homophobie.