Pascal Deguilhem
   

Municipales 2014 : agir contre l’abstention




A plus de 38%, le niveau de l’abstention doit questionner tous les partis républicains. Il dénote une défiance des citoyens vis-à-vis du système représentatif et répond logiquement à la morosité du climat ambiant. Chacun en porte une part de responsabilité. Si le climat national a forcément eu des répercussions sur la participation, c’est pourtant sur des enjeux bien concrets que les électeurs sont amenés à se prononcer : quelle politique d’éducation, de logement, de transport, de solidarité voulons-nous dans nos villes, dans nos communes ? Voulons-nous préserver nos solidarités pour tous les citoyens et tous les territoires ? Ce n’est pas ce que veulent, ni la droite revancharde, ni les populistes de tous crins. C’est sur ces problématiques locales que le débat doit être recentré au second tour.
Le redressement promis par François Hollande sera l’œuvre d’un quinquennat entier. Si nous comprenons l’impatience des Français, nous leur demandons également de prêter attention aux premiers résultats de notre politique : inversion de la courbe du chômage, rebond de la croissance, réduction des déficits…  La dynamique de décrochement dans laquelle la droite nous avait entrainés a bel et bien été stoppée. Trois années nous restent pour tirer le pays vers le haut. Pour l’heure, il s’agit de ne pas se tromper d’élection. C’est bien sur des enjeux locaux que les Français se prononceront dimanche. Votons !