Pascal Deguilhem
   

Moins de recettes fiscales mais maintient des baisses d’impôt




Moins de recettes fiscales mais maintient des baisses d’impôt

En 2013, l’Etat a perçu moins d’impôts qu’attendu. Cependant, ce manque à gagner a été compensé par l’importante réduction des dépenses. En effet, la Cour des comptes a confirmé que le déficit de l’Etat, en forte baisse par rapport à 2012, s’est établi à 74,9 milliards d’euros, soit une division par deux depuis 2010. 

La dépense de l’Etat a été inférieure à la prévision de 3,5 milliards d’euros, la dépense d’assurance maladie inférieure de 1,4 milliards d’euros. 

Avec un phénomène de croissance difficile à anticiper puisqu’il dépend de l’évolution du contexte macroéconomique, les recettes publiques sont contraintes à s’adapter. En 2013, la croissance avait été prévue à 0,8 %, elle a atteint 0,3%. 

 Toutefois, cela ne remet pas en cause le choix des baisses d'impôt qui commenceront à être effectives dès la rentrée. Le PLF-R de juin présentera 4 milliards d’euros d’économies pour compléter une partie de l’écart constaté. 

« Nous diminuerons la dette pas parce que l’Europe nous le demande mais parce que c’est bon pour la France, c’est bon pour le peuple français. Il faut du sérieux budgétaire pour défendre la France et non pas pour obéir à [on] ne sai[t] quel drôle de dictat », allocution de Michel SAPIN,  le 28 mai 2014.