Pascal Deguilhem
   

Les emplois d'avenir




Les emplois d'avenir
Une des ambitions phares du Gouvernement est de rendre accessible à tous l’emploi et la formation, notamment pour les publics les plus sensibles : les jeunes.

Aujourd’hui 500 000 jeunes sont sans diplôme, dans une société où ce dernier est fondamental pour l’insertion professionnelle.

Sans qualification et sans expérience professionnelle, les jeunes sont confrontés à des difficultés d’accès à l’emploi et subissent la précarité du chômage.

En mettant en place les emplois d’avenir ; le Gouvernement offre l’opportunité aux jeunes âgés de 16 à 25 ans ou jusqu’à 30 ans pour les jeunes ayant une reconnaissance de travailleurs handicapés, d’intégrer le monde du travail.

Les emplois d’avenir s’adressent donc aux 16-25 ans ou 30 ans avec RQTH, sans diplôme ou titulaire d’un CAP/BEP, en recherche d’emploi depuis plus de 6 mois, et au Bachelier et jusqu’au niveau Bac +3 à la recherche d’un emploi depuis plus d’un an et résidant dans une zone urbaine sensible, une zone de revitalisation rurale ou dans les départements d’Outre-mer.

Il leur sera proposé un CDI ou un CDD de 1 à 3 ans, à temps plein (sauf exception).

Les employeurs-recruteurs concernés par ce dispositif sont les collectivités territoriales, les associations, les hôpitaux, les entreprises publiques, ainsi que les entreprises privées rentrant dans un schéma d’orientation régional et répondant aux stratégies d’embauche des secteurs d’activités prioritaires.
 
Dans cette démarche de recherche d’emplois d’avenir, le jeune sera accompagné d’un référent externe, également disponible pour l’employeur afin de remédier à des éventuelles difficultés. Il pourra ainsi à la lecture des offres de formation élaborées conjointement par l’employeur, les partenaires sociaux et les régions, s’orienter dans le domaine qui lui correspondra le mieux.

Par conséquent, Pôle emploi est missionné pour la prospection des offres d’emplois et la mise en relation des jeunes et des employeurs.
La Mission Locale et Cap emploi accompagneront le jeune et l’employeur pendant toute la durée du contrat, et s’assureront du bon déroulement de la formation.

Ainsi les jeunes, à nouveau motivés, acquerront une formation et un métier dans des secteurs d’embauche.

Les jeunes, qui choisiront le secteur d’activité de la petite enfance, auront le statut d’auxiliaire vie sociale, ou encore d’assistant de vie aux familles. Dans le domaine animation et Sport, ils pourront devenir animateur culturel ou éducateur sportif. Si l’environnement les intéresse, ils apprendront, par exemple, le métier d’agent d’entretien et mise en valeur du paysage.

Après simulation, la rémunération brute mensuelle d’un contrat d’avenir s’élèvera à 1425 €.
L’État prenant en charge 1070 €, il reste à la charge de l’employeur, hors cotisations sociales, 355 €.


L’engagement de l’État est la prise en charge de 75% d’un SMIC brut à temps plein pour les employeurs du secteur non-marchand et de 35% pour les employeurs du secteur marchand.
Cela représentera un financement de 1,5Md’€ en année pleine, pour un total de 150 000 emplois d’avenir proposés d’ici 2014 - 100 000 en 2013 et 50 000 en 2014.

La loi créant les emplois d’avenir a été adoptée par le Parlement le 09 octobre dernier. Les premières conventions ont été signées dès le 30 octobre 2012.

L’urgence était là, le Gouvernement a apporté une réponse rapide et efficace pour un meilleur avenir.