Pascal Deguilhem
   

Les crémiers-fromagers promus comme entreprises artisanales




Les crémiers-fromagers promus comme entreprises artisanales
Désormais, tous les crémiers-fromagers de France pourront accéder au statut d’artisan dès lors qu’ils feront un acte de transformation (affinage, soins spécifiques apportés aux fromages, …). Cette évolution majeure, que connaît cette filière, est un véritable levier économique et en renforce l’attractivité. En pouvant s’inscrire au Répertoire des métiers, les crémiers-fromagers seront davantage reconnus.

Cette démarche s’inscrit dans une politique plus globale de valorisation de notre artisanat de bouche, du repas gastronomique français et plus largement de notre artisanat. La France dispose, en effet, de professionnels dotés d’un savoir-faire de grande qualité, garants d’une tradition, d’un produit. Les crémiers-fromagers, entre autres, constituent un maillon essentiel entre les producteurs et les consommateurs et participent au rayonnement de notre gastronomie à l’international.

Afin de reconnaître sa qualification et ses compétences dans la transformation des produits, le métier de cuisinier a également été promu au statut d’artisan. Le restaurateur, lui-même cuisinier et chef d’entreprise, peut dorénavant s’inscrire au Répertoire des métiers. Ce nouveau statut d’artisan-cuisinier témoigne de la reconnaissance de ce métier en cuisine dans un restaurant. De plus, la mention « fait maison » témoigne de la réalisation d’un plat à partir de produits bruts cuisinés sur place et le titre de Maître-Restaurateur récompense l’ensemble d’un établissement (cuisine, produits, services, lieux, …).

Pour Carole DELGA - Secrétaire d’Etat chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Economie sociale et solidaire - : « Notre artisanat d’art et notre gastronomie font le rayonnement de la France à l’international, ils forment notre patrimoine culturel et culinaire ! C’est pour cette raison que je souhaite faire connaître et reconnaître l’ensemble de notre artisanat, à travers ses professionnels et ses savoir-faire. Cette nouvelle reconnaissance est un signal fort que nous envoyons aux consommateurs et aux entreprises artisanales, pour faciliter la transmission des savoirs et du geste. Cette démarche s’inscrit pleinement dans la politique du gouvernement de valorisation de l’apprentissage, puisque 38% des apprentis évoluent dans le champ de l’artisanat. Nous devons donner un signal fort à nos apprentis, pour que leurs futurs métiers relèvent de l’excellence française et de la transmission des savoir-faire ».