Pascal Deguilhem
   

La refondation de l’Ecole de la République : les chantiers lancés se concrétisent




La refondation de l’Ecole de la République : les chantiers lancés se concrétisent
La refondation de l’école de la République est engagée à chaque rentrée depuis celle de 2012.
C’est pourquoi plusieurs des chantiers lancés voient leur concrétisation à la rentrée 2014 :
-    plus de 20 000 fonctionnaires stagiaires inscrits dans une nouvelle formation en alternance à partir de septembre,
-    généralisation de la nouvelle organisation du temps scolaire au primaire,
-    recentrage des contenus d’enseignement à l’école élémentaire,

Cette liste n’est pas exhaustive puisque que pour maintenir la qualité des apprentissages et pour améliorer l’insertion des jeunes, la feuille de route issue de la grande conférence sociale est appliquée dès cette rentrée :
-    meilleure correspondance des relations entre l’école et le monde économique, c’est à dire rechercher une meilleure adéquation entre les diplômes professionnels et les besoins en compétences du marché du travail,
-    meilleure aide aux jeunes en matière d’orientation avec la création d’une journée de découverte du monde professionnel instaurée dans chaque académie,
-    plan d’actions de lutte contre le décrochage en octobre.

L’école de la République est pour tous les élèves donc pour continuer la lutte contre les inégalités sociales et territoriales tout au long de la scolarité,  différentes mesures vont être accélérées. Notamment, 102 réseaux de collèges et d’écoles caractérisés par d’importantes difficultés sociales seront prioritaires dans l’application des réformes.
Les élèves en situation de handicap seront dorénavant assistés dans leur quotidien par 2 400 assistants d’éducation, auxiliaires de vie scolaire, dont l’emploi a été pérennisé par la conclusion d’un CDI. Pour la scolarisation des jeunes autistes, 30 unités d’enseignement sont créées dès cette rentrée au sein d’écoles maternelles.
En outre pour les rentrées à venir, le gouvernement poursuivra notamment la réflexion engagée sur l'évaluation des élèves. Celle-ci « ne vise pas à supprimer les notes mais à rendre l'évaluation plus exigeante, pour qu'elle stimule les élèves au lieu de les décourager ». Il s’agit ainsi de lutter contre « les effets délétères de la perte de confiance des jeunes à l’école, de l’orientation scolaire subie, de l’échec intériorisé », allocution du 1er septembre de  N. VALLAUD-BELKACEM.