Pascal Deguilhem
   

Gardé à vue, prévenu, condamné : différentes étapes de la privation de liberté




Il y a quelques jours j’ai effectué la visite des lieux de détention de la circonscription :
- les cellules de gardes à vue et les cellules de dégrisement du commissariat de police de Périgueux
- la maison d’arrêt de Périgueux
- le centre de détention de Neuvic sur l’Isle
Certes je connaissais déjà les lieux mais je souhaitais faire en quelques heures le parcours qui peut être celui de tout citoyen que l’on va  priver de liberté pour ses actes ; cette privation visant à protéger les populations voire à  le protéger lui même.
Bien sûr, différents parcours et différentes causes conduisent à l’enfermement mais tous conduisent dans ces mêmes lieux.
Rester quelques minutes dans une cellule de garde à vue ou de détention dans un quartier de condamnés permet de mieux appréhender ce que peut être le temps carcéral et les conditions de la détention.
Ce temps est partagé par une population diverse, assez jeune cependant et marquée par une forte précarité ; celle qu’ils ont amené de l’extérieur avec eux.
Oui la prison est un révélateur de précarité  et sans doute pour une part il la renforce malheureusement. Les écarts sociaux rencontrés à l’extérieur se  retrouvent derrière les barreaux. Un suivi social me semble être nécessaire en vue d’une meilleure réintégration au monde « extérieur ».
Il est frappant de constater aussi le pourcentage très élevé de détenus dépendants qui suivent un traitement (la prise en charge sanitaire m’a paru plutôt satisfaisante). Qu’en sera-t-il à leur sortie ?
Si je me suis inquiété du fonctionnement de la prison, du travail et des formations proposés aux détenus, des activités socio éducatives et des activités sportives, du parloir, je ne me suis pas attardé sur la question des personnels pénitentiaires. Je les rencontrerais prochainement.
Dans les 3 lieux de détention l’accueil fût agréable, le personnel et les équipes de direction très disponibles ; je les en remercie bien volontiers.
Si vous êtes amené à visiter un lieu de détention, prenez garde au bruit quasi permanent des serrures qui s’ouvrent et qui se ferment : « clac clac », vous y êtes !