Pascal Deguilhem
   

Face à la motion de censure, Jean-Marc AYRAULT dresse un cap




Face à la motion de censure, Jean-Marc AYRAULT dresse un cap
Ce mercredi, l’Assemblée Nationale était amenée à se prononcer sur une motion de censure déposée par les groupes UMP et UDI à l’encontre du Gouvernement de Jean-Marc AYRAULT.
Cette motion de censure a été rejetée par la grande majorité des parlementaires.

Le Premier ministre a affirmé ses positions. Nous sommes dans une majorité de combat contre la crise.

Un cap est défini et nous avons cinq ans pour redresser la France.

C’est le discours d’un véritable Chef de gouvernement qui sait où il va, comment il le fait, et ce que sera la France au terme du quinquennat : un Etat désendetté et plus respecté; une économie plus compétitive qui a cassé la spirale de chômage de masse et rétabli la mobilité sociale en se réindustrialisant et en réussissant sa conversion écologique; un travail mieux sécurisé par la négociation et la reconnaissance de la place des salariés ; une société responsabilisée autour de ses principes laïques et civiques.
 
C’est un discours de vérité. C’est parce que les Français sont confrontés à un grave danger de déclassement personnel et collectif que nous demandons aux Français ce grand effort national. Nous l’avons entrepris en réformant tous les systèmes grippés de la République : l’Etat, la fiscalité, l’appareil productif, l’école. Nous rénovons, ce que nos prédécesseurs n’ont jamais osé faire. Nous sommes aujourd’hui dans cet effort. Demain nous en recueillerons tous les fruits.
 
C’est un discours fédérateur. Mettons pour un temps nos divisions ou nos intérêts particuliers de côté. C’est parce qu’elle n’a jamais su le faire depuis 30ans que la France a raté sa modernisation. Aujourd’hui nous construisons non seulement avec les partenaires sociaux mais avec tous les Français un grand compromis national. Exemples : tous les gouvernements se sont cassés les dents sur la réforme du marché du travail ; en six mois la négociation des partenaires sociaux impulsée par l’Etat a permis d’avancer. Même chose pour la réforme de la sécurité sociale : si l’on veut sauver ses principes d’universalité et de solidarité, nous devons collectivement accepter de négocier un nouveau partage.
 
C’est un discours de fierté nationale. Arrêtons de nous autodénigrer ou de rejeter nos responsabilités sur d’autres. Croyons en nous-mêmes, en notre modèle républicain. La France n’est pas le problème mais la solution. Ce n’est pas en copiant des modèles extérieurs que nous nous en sortirons mais au contraire en nous appuyant sur les valeurs et le caractère qui structurent le pays. L’égalité, la justice, la combativité, le courage ne sont pas des vieilles lunes ; elles sont à la fois les leviers de notre modernisation et l’armature des changements que nous impulsons.
 
C’est le discours du courage. Comme chaque fois que la France a été confrontée à une grande épreuve, elle sait trouver ce qu’elle a de meilleur en elle pour se sortir de la difficulté.